• La Syrie, vous connaissez ?

    Parfois on ne sait pas trop quoi dire, à part des banalités, des trucs qui servent à rien, qui ne font pas avancer le débat, alors mieux vaut ne rien dire.

    Je vais donc juste vous parler de la Syrie, ce pays qu’on connait mal.

    En fait, je suis particulièrement nulle en histoire géo, tous ceux qui me connaissent vous le diront. Alors je suis allée voir mon ami Wikipedia, qui sait toujours tout et je me suis renseignée.

    Parce qu’en fait je savais même pas ou c’était. Mais vraiment pas.

    J’ai cherché des images de paysages pour voir si malgré tout il y avait de jolis villages, s’il y avait des plages, ou des sites archéologiques à vous montrer, mais tout ce que j’ai trouvé ce sont des ruines, des militaires, des corps de civils et des scènes horribles. Je n’ai rien trouvé de joli. Rien.

    Donc c’est ce petit pays rikiki là :

     

    C’est coincé entre l’Irak, le Liban, la Jordanie et la Turquie, et on peut dire que c’est le merdier depuis 1970 à peu près.

     

    En 1970, Hafez el-Assad, alors ministre de la Défense, prend le pouvoir par un coup d'État (et c’est pas son 1er). Son régime fortement autoritaire, a instauré un contrôle de l'ensemble de la vie politique syrienne.

    À sa mort en 2000, son fils cadet, Bachar el-Assad, succède à son père, officiellement élu par référendum. (son frère ainé aurait du prendre le poste mais il est cané en 94, alors c'est lui qui succède alors que bon, lui la politique c'était pas trop son truc à la base, je crois qu'il voulait etre dentiste ou un truc comme ça)

    Les Syriens et en particulier les militants pour les droits de l’homme ont alors espéré une certaine libéralisation du pays, c’est ce qu’on a appelé le printemps de Damas.

    Loupé les gars.

    Ce premier 'printemps' ne dure pas longtemps : il se termine en février 2001, lorsque les services de sécurité gèlent l'activité des forums intellectuels, culturels et politiques, et avec la poursuite des militants pour les droits de l'homme et leur emprisonnement.

    Après 6 mois de « liberté relative » il fait donc marche arrière et reprend le régime instauré par son père, sous l’influence des vieux membres du parti de son papa.

     

    Début 2011 se déclenche la Guerre civile syrienne. En juillet 2013, l'ONU estime que la guerre a déjà fait plus de 100 000 morts. En avril 2014, l'OSDH, une ONG syrienne rebelle, en compte plus de 150 000.

    En août 2015, le nombre de morts est estimé à 240 000 pour les estimations les plus basses, avec 2 millions de blessés, 4 millions de réfugiés et 7,6 millions de déplacés à l'intérieur du pays : soit plus de la moitié de la population en fuite à cause du conflit, plus de 11 millions.

    Bachar el-Assad c’est pas un gentil-gentil.

    Il a pourtant une bonne tête non avec sa petite moustache ?

    Non.

    Partisan du projet de Nicolas Sarkozy pour instituer une Union pour la Méditerranée, Bachar el-Assad est devenu un partenaire indispensable au projet. Il participe au sommet en 2008 à Paris et est invité au défilé militaire du 14 juillet aux côtés des autres chefs d'États signataires de l'accord. Sa présence à la tribune officielle a provoqué une controverse.Tu m'étonnes John.

    Son allier de toujours c’est Poutine, lui aussi grand samaritain comme vous le savez. Qui se ressemble...

     


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