• En 1990

    Aujourd’hui, je vais me livrer.

    Mais non, pas à la police (ahaha, je suis hilare). Je vais vous raconter le début des années 1990. Certains d’entre vous n’étaient pas nés, et n’auront aucune idée de ce dont je parle. Allez donc voir sur Google tous les mots que vous ne connaissez pas (Google qui d'ailleurs n'existait même pas en 90 les gars).

    En 1990, j’avais 13 ans et j’étais au collège. Pas le meilleur collège du coin, pas les meilleures années de ma vie, ni de ma scolarité. Mais j’ai réussi à passer ces années pénibles dans un quartier moyen du 93, grâce à quelques copines et grâce à Roch Voisine dont j’étais fan, aux New kids on the Block, et à Stephan Eicher (cœur avec les mains)

    Je portais des jeans neige avec des dessins dessus, des t-shirts Waïkiki et des vestes à épaulettes. J’avais un walkman pas encore autoreverse, ni étanche (ça viendra plus tard), j'avais des gros sourcils, je portais des bandanas, et des mousquetons à ma ceinture.

    Je regardais Madame est servie, Sauvés par le Gong (j’étais Lisa Tortue), et toutes les séries de M6 qui passaient à l’heure du déjeuner comme Papa Schultz, ma sorcière bien aimée ou la petite maison dans la prairie, quand je n’allais pas à la cantine parce que c’était dégueu. Un jour j'ai vu une araignée dans les fraises, c’est dire comme c’était bien lavé. On faisait des Sciences Nat à l'époque et du Jean-Jacques Goldman à la flûte.

    Patricia Kaas et Pierre Palmade étaient au top cette année-là. Gorbatchev a eu le prix Nobel de la paix et Mitterrand était président. On regardait Nikita au cinéma et Beverly Hills  sur TF1. On était toutes amoureuses de Brandon. Ou de Dylan selon qu'on aimait les bad boys.

    Je me faisais une banane archi laquée, comme toutes les filles de la classe. C’était pas facile-facile, parce que j’avais en même temps voulu me faire faire une frange et une permanente (appelée Minivagues à l’époque), et ça n’allait pas du tout ensemble (sauf sur Betty Avramovic, mais tout lui allait c’était très énervant).

    J’allais en bus le samedi à la patinoire de Fontenay-sous-Bois avec mes copines, et on séchait les cours pour squatter au mcdo de la porte de Montreuil. Je portais un chapeau de bonhomme, je fumais pour de faux, et j’avais une prof d’allemand complètement folle avec de grosses lunettes, qui faisait peur à tout le monde, même aux parents et aux autres profs je crois. Certains élèves ont même fait pipi sur eux debout au tableau. Oui, oui, des petits caïds de 14/15 ans, c’est dire. Mon nom en classe d’allemand, c’était Ulriche. Dans mon ancienne école c’était Petra, mais là c'était déjà pris, alors j'ai choisi Ulriche (franchement, était-ce vraiment mieux). Mon copain Yahia Guiddir était Friedrich. Ça lui allait au poil. Le soir après l’école et après ses devoirs, Yahia aidait ses parents à l’épicerie familiale. 

     

    Sur la photo : Elodie, Dejan, Caroline, moi, Wilson et Yasmine

    On était régulièrement évacués de l’école pour cause de bombe lacrymogène (jeu préféré des grands de 3e qui parfois étaient déjà majeurs), et je trainais aux Puces le week-end pour acheter des vestes en cuir trop grandes, qui avaient déjà bien vécu et étaient d'une propreté douteuse. 

    J’étais un peu amoureuse de Cyrille Louge, surtout parce que c’était le 1er de la classe et qu’en plus il n’avait pas de boutons (combo assez rare). Mes copines c’était Elodie, Caroline et Najah, qui dépassait déjà les profs d’une tête à 13 ans. Je ne sais pas si elle a continué longtemps à grandir, la pauvre. J’ai vu sur Facebook qu’elle avait fait des études de pharmacie et de pilote. C’est bizarre, non ?

    Yann, le frère ainé d’Elodie faisait de la boxe dans le quartier et on allait parfois le voir le soir s’entraîner. Je ne sais pas comment j’ai eu le droit de sortir le soir comme ça, à cet âge. Jamais mes enfants ne doivent tomber là-dessus.

     

    Je n’ai pas tellement de bons souvenirs de mes années de collège, ni vraiment de meilleure amie, j’étais déjà très nulle en maths et en sciences, ça s’est confirmé par la suite. Je n’ai jamais redoublé, ni au collège ni ailleurs, j’ai toujours été moyenne, avec des notes plus ou moins suffisantes pour passer de classe en classe.

     

    J’ai eu malgré tout de bons moments, jusqu’à mon arrivée au lycée, où après une année de seconde option éco-droit (mais POURQUOI, POURQUOI ?), je suis arrivée en littéraire option Arts. Aaaaah, le lycée.

    ET LÀ, LA VIE A COMMENCÉ !

     

    Mais je vous raconterai ça une prochaine fois J

     

    Et vous, vous étiez où en 1990 ?


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  • Commentaires

    1
    kamy
    Jeudi 19 Octobre à 18:56
    ça me rappelle une chanson de Jean Leloup (1990) titre que j'ai mis une journée à réussir à enregistrer de passage radio à cassette et que j'ai supprimé par erreur en enregistrant autre chose dessus. j'ai tellement pleuré que mon père m'a emmène au virgin megastore des champs ! bref sinon moi j'etais dans un collège du 19e entre pantin et le pré saint gervais et ben pour tout le reste je me retrouve dans ton texte !
    2
    kamy
    Jeudi 19 Octobre à 18:57
    et vive les fautes depuis le tel
    3
    Jeudi 19 Octobre à 19:14

    Je DETESTAIS cette chanson !! Et le clip, etle chanteur. Je vais l'avoir toute la soirée dans la tête aaaaaaaaah

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