• Put on a happy face

     

    On fait tout ce qu’on peut depuis un an pour mettre des paillettes dans la vie de nos enfants.

     

    On s’agite, on fait des grands gestes, on rigole très fort pour que « eh les enfants , regardez tout va très bien ! ». On s’épuise à trouver des solutions, pour que l’anniversaire soit presque normal, pour que Noël soit presque normal, pour que le quotidien soit presque normal. Malgré les masques, le gel, les gens qui tombent malade, malgré le manque de contact, la famille qu’on ne voit plus, les amis qu’on ne voit plus. On pense à 1000 choses pour que le rideau de fumée soit parfait. On joue, on découpe, on fait des bonhommes de neige, on photographie, on colle, on colorie, on pâtisse, on essaye de combler tout ce vide que le manque de vie sociale laisse dans nos vies. On comble le manque de sorties, le manque de sports, de visites, de week-ends, de vacances.

     

    C’est fatigant mais nécessaire. Mais On arrive au bout. J’arrive au bout. Je fais mon maximum, mais je n’ai plus ni motivation, ni d’idées. On peut faire comme si, mais à un moment faut qu’on voit la lumière au bout du tunnel. Et là mon tunnel se rétrécit de plus en plus, il est où l’horizon ? Je suis fatiguée de tout ça. Je me répète tous les jours qu’ils ne méritent pas ça. Ni les petits ni les grands d’ailleurs. Ni moi, ni les personnes âgées et/ou isolées.

     

    Je pense aux enfants qui grandissent dans ces conditions qui ont l’air de trouver tout ceci plus ou moins normal (n’est-ce pas le pire ?) et je pense aux ados de 15, 16, 17 ans qui doivent se construire, qui doivent débattre avec leurs copains pour se forger une conviction, un avis sur la vie, refaire le monde, devenir adulte. Comment faire en restant enfermés avec leurs parents, entre 4 murs, devant des informations omniprésentes et anxiogènes ? Je me revois au même âge, je pense fort à eux, et à tous les autres.

     

    Et je pense aux miens, à mon noyau, à mes poussins, j’ai envie de leur dire que tout ira mieux en les serrant fort dans mes bras, mais je n’en vois pas le bout. Je suis le capitaine de mon bateau, et je tiens bon la barre. Je ne sais pas où on va, mais on y va. 2021 va être agitée à n’en pas douter.


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